Ce weekend on m’a confié la dure responsabilité de remettre sur pied un pc totalement vérolé. Devant l’ampleur des dégâts, j’ai décidé de formater l’engin. Mais voilà l’heureux propriétaire de la machine n’avait pas de cd de restauration et aucune copie de Windows XP (bien qu’il ait une licence !!!).

Comme la veille j’avais installé Ubuntu Lucid Lynx sur une de mes machines, j’ai pris la décision de convertir ce veinard au libre.

Pour ne rien vous cacher j’ai un peu hésité car la bête avait un certain âge et une configuration assez exotique (notamment, deux processeurs). De plus, pour simplifier les choses, elle se connecte à Internet via une clé USB connectée sur des ports USB 1 ( !!!)

Il y avait également au programme un assortiment de périphériques de toutes les époques (imprimante tout en un, webcam, …). Bref, je m’entendais à suer sang et eau !

Et bien non ! Tout est passé et assez facilement. La clé USB wifi a été installée automatiquement comme l’imprimante !!!

Cela fait un petit moment que je milite pour ce système. Je le trouve ergonomique (assez simple à prendre en mains), fiable et fluide (rapide). Mais jusqu’à présent je ne le conseillais qu’aux utilisateurs avertis, notamment à cause de problèmes de compatibilité avec certains périphériques. Maintenant, je crois que je n’hésiterais plus. Lucid Lynx m’a convaincu.

Ubuntu, avec Lucid Lynx, est devenu un système grand public !

Cependant, il ne faut pas en douter Ubuntu restera, encore, au moins quelques temps en retrait. Pourquoi ? Parce que, contrairement à ses concurrents directs (Mac OS et Windows), Ubuntu n’est pas préinstallé (à part sur quelques rares modèles de netbook) sur des machines.

En fait, Ubuntu patine, aussi, parce que le consommateur n’a toujours pas le choix !

En effet, pourquoi installer un autre système si j’en ai déjà un, plus ou moins fonctionnel, et que j’ai payé ? Puis, on ne peut faire abstraction de la répugnance croissante des consommateurs à mettre les mains dans le cambouis. Il est claire qu’ils ne veulent plus avoir à installer et configurer eux même leur système. Les consommateurs veulent de plus en plus du prêt à fonctionner, du paramétré et du prédigéré (iPad ?), ce que l’on peut aussi comprendre.

Le futur d’Ubuntu passe par son installation et son optimisation sur des machines. Alors, messieurs les constructeurs, osez un système gratuit, fiable et facile à adopter !