Aujourd’hui, dimanche 27 Septembre 2009, le salon de Francfort ferme ses portes. Un salon qui a fait la part belle à la « voiture écologique ». Demain, sera vert nous promet-on. La potion miracle : la fée électricité qui va transformer toutes ces cracheuses de particules et de CO2 en vertueuses voyageuses.

Certains, optimismes, jurent l’électrique pour tous et au même prix que le moteur à explosion pour demain. Possible? Peut être. Mais après nous avoir vendu, à la fin des années 1990, le diesel comme la solution miracle, puis, au milieu des années 2000, la révolution des carburants verts, le doute est permis.

En effet, pour devenir notre quotidien les véhicules électriques devront être produits à des coûts proches d’un bon vieux Diesel (d’ailleurs devenus assez onéreux), une infrastructure adaptée devra être disponible en France et ailleurs et, enfin, il faudra disposer d’une capacité de production énergétique suffisante pour alimenter un parc automobile massivement électrifié.

Par ailleurs, compte tenu des contraintes techniques et économiques spécifiques aux véhicules électriques (par exemple le prix et le temps de charge des batteries) de nouveaux modèles de commercialisation sont à développer.

Le défi n’est pas des moindres, les carburants dit « verts » (GPL, Bioéthanol, etc.) sont passés à la trappe pour moins que ça.

En attendant, le diesel continue son chemin, l’hybride progresse et le tout électrique reste une chimère.

Et si une diversité des technologies, une transformation progressive et sans rupture était la seule promesse que l’on puisse tenir ?